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Présentation du CETAD

 

Créés en 1980, les Centres d’éducation aux Technologies Appropriées au Développement ou CETAD sont des structures rattachées aux collèges. Ils répondent efficacement à une réalité géographique, économique, sociale et culturelle propre à chaque archipel.  Parmi les objectifs assignés aux CETAD, il convient de retenir les deux principaux :

Assurer une formation générale et professionnelle, validée par des diplômes permettant à la fois d’accéder à une poursuite d’études, d’exercer un emploi salarié ou de créer de petites entreprises familiales, artisanales adaptées au développement des Archipels de la Polynésie.

Réconcilier certains jeunes avec le système éducatif grâce à une pédagogie appropriée avec un contenu professionnel adapté aux besoins de leur environnement socio-économique.

Le diplôme préparé en CETAD valide avant tout une formation polyvalente, directement en relation avec les activités dominantes de L’ile où il est implanté.

Les élèves de 15 ans ou plus y préparent un CAP D.

La poursuite d’étude post CAP  est possible et l’orientation se fait vers un Bac Professionnel.

LE CETAD de Ua pou a une capacité d’accueil d’environ 30 élèves par niveau soit 60 élèves au total. 

Initialement les CETAD avaient pour but

  1. 1-  Former différemment avec des élèves en difficultés après la 5em.
  2. 2-  Eviter une paupérisation démographique dans les archipels par un appauvrissement lié à une migration importante sur PPT.

Le Premier objectif est plutôt une réussite sur la re-motivation et l’estime de soi. Mais paradoxalement on pré oriente les enfants en difficultés dès la 5em en Fonction des formations proposées au CETAD in situ. . Il est demandé à des enfants de 13 à 14 ans jouant encore aux voitures avec les brouettes de porter des agglos, faire du béton, coffrage etc… Il apparaît un manque de maturité évident assorti d’une impossibilité règlementaire de les faire travailler sur des machines dangereuses jusqu’à l âge de 15 ans. De plus pour avoir un diplôme de niveau 5 reconnu par l’Etat et les professionnels, un passage sur PPT est obligatoire pour obtenir un CAP. Il est évident que les CETAD dans leur forme initiale ne correspond plus aux attentes et aux besoins actuels. Le CETAD est une coquille, un plateau technique dans lequel on y place ce que l’on souhaite.

Par ailleurs, l’Article Premier de la LOI du Pays stipule que: L’éducation est la priorité de la Polynésie française. Elle a pour finalité d’élever l’enfant pour qu’il devienne une personne responsable respectueuse d’elle-même, des autres et de l’environnement. La Polynésie française fait donc de son système éducatif l’instrument qui garantit à sa société sa cohésion sociale, son bien-être et son développement durable, dans le respect de son identité, de ses langues, de sa culture et de son Histoire.

Fort de ces constats et avec la volonté de maintenir les enfants près des familles la ministre a souhaité rénover cette structure.

Dès 2016 les Marquises se verront doter de structures capables de former leurs jeunes vers une qualification de niveau 5 après la 3eme. Ce nouveau temps dans le choix d’orientation induit un double corollaire. Plus âgés, les enfants seront en capacités de choisir une voie professionnelle travaillée et murie et surtout ils ne dépendront plus d’un choix structurel. La philosophie des nouveaux CAP garde l’esprit des CETAD est il seront d’une grande Polyvalence. Ainsi, les nouveaux CAP couvrent un large champ professionnel. Ainsi au CETAD de UA POU, deux nouvelles formations seront crées.

Le CAP PMH qui regroupe la cuisine, mais également une partie hébergement avec un pole important pour l’animation culturelle et l’accueil touristique.
Un CAP Polyvalent Bâtiment avec une dominante Maçonnerie mais aussi charpente, plomberie sanitaire et électricité.

Vos enfants ne seront plus obligés d’aller à Tahiti pour faire ces formations. Sur les marquises Nord, il existe également un CAP Gestion et exploitation en milieu marin et un CAP relatif à l’agriculture. Reste également un CAP APR sur les Marquises SUD afin d’offrir 72 places de niveau 5 pour 173 élèves entrant en 6em soit 42/100 (effectifs 2015-2016). L’offre des formations pourrait évoluer ou pas en fonction des besoins in situ et des taux de pression.

Quoiqu’il en soit, cette nouvelle carte des formations, devrait permettre d’éviter une poursuite d’étude en millieu professionnel sur PPT, et permettre aux élèves d’être plus proche et surtout plus souvent dans leur famille. Il est donc important de travailler avec les communes sur les orientations et d’accompagner ses jeunes vers un projet professionnel cohérent.

Dans cette perpective, une étude a été réalisée afin de répondre de façon efficiente aux besoins de formation locale

Organisation et déroulement des stages – Un contexte économique fragile

L’île de UA Pou se situe dans les archipels des Marquises, au Nord Est de la Polynésie Française. La superficie est de 106 Km2. Le nombre d’habitants recensés en 2012 s’élève à 2200 personnes, reparties sur 7 vallées. Le contexte économique local se porte essentiellement sur une activité rurale, avec de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. Seules les cultures sont vendues par l’intermédiaire d’une coopérative aux autres archipels et à Tahiti. Elles se composent d’agrumes, de copra (subventionné) et de bananes qui demandent un apport en eau important. Le climat tropical, ponctué par des périodes de sècheresse, nuit au développement économique en empêchant une régularité dans l’approvisionnement des commandes sur Tahiti.

Le vivier d’entreprise locale, en Polyvalent Bâtiment compte deux petites entreprises de bâtiment, et quatre pensions de famille en Petite et Moyenne Hôtellerie. Les seules activités proposées aux touristes sont deux randonnées pédestres, et une ballade en voiture qui sont toutes les deux payantes.

On comprend rapidement l’obligation d’ouvrir les PFMP vers d’autres Iles voire d’autres Archipels

Les parents d’élèves favorables à ce déploiement, ne le sont néanmoins que sous certaines réserves. Ainsi, les élèves devront bénéficier d’une structure d’accueil et d’hébergement qui puisse garantir leur intégrité et leur sécurité. Un travail avec leur collaboration est mené pour trouver des solutions constructives. Leur dernière proposition, souligne la possibilité d’utiliser les internats des structures scolaires existantes. Cette solution très intéressante, est facilitée par la circulaire 2016–053 du 29 Mars 2016, puisqu’il y est stipulé paragraphe 3.2, que « les périodes de stages pour les CAP seront définit par arrêté ». Ceci induit une PFMP commune à toute les Marquises voire à toute la Polynésie. Les places d’internat alors libérées par « jeux de chaises musicales » permettront de proposer un accueil intra-Archipel par l’institution. Pour les autres familles ne souhaitant pas utiliser ce système, il leur sera conseillé (surtout pour les filles) de s’assurer de la bienveillance de la famille d’accueil.

Cette solution, induit également un suivi in-situ par les collègues sur place. Un comité de pilotage par Archipel composé par les coordonnateurs et les principaux sous la tutellee d un IA IPR est donc à prévoir pour faciliter la communication et le travail entres les enseignants.

La particularité de la section PMH

Cette formation couvre les champs de la cuisine, du restaurant, de l’hébergement mais également celui de l’animation et de la culture locale. Les deux derniers champs professionnel d’une durée de trois heures/semaine, s’avèrent être un élément important, pour une destination qui se veut être marqué par une empreinte culturel forte. Cependant, force de constater que nos élèves ont peu de connaissance sur leur culture, et que beaucoup la pratique par mimétisme sans en connaître vraiment la signification. Peu d’élèves connaissent également les différentes vallées et leurs richesses archéologiques, exemple : Le tombeau de la Reine, les differentes grottes funéraires avec KOKA et ossements, ainsi que les différents sites pouvant contenir plusieurs centaines de UPE.

 

Autant de lieux qui se dégradent au fil du temps, et qui emportent avec eux leur histoire. Ainsi, sur d’un point de vu constructif, personne n’est en capacité aujourd’hui d’expliquer comment ont été placés les blocs de pierres de plus de trois tonnes sur les façades des Pae Pae, alors qu’ils en sont tous équipés. Personne non plus n’est en capacité d’expliquer si l’artisanat en graines avait une signification, et si tout le monde pouvait en porter et en quelle occasion, sachant que le rouge était la couleur royale. Autant de richesse qu’il est important de transmettre pour éviter quelles ne se perde encore plus. Dans cette même perspective, le Collège de Ua Pou travaille sur un projet avec la commune de Ua Pou pour lever des fonds afin de préserver, entretenir et aménager ces espaces.

Au regard de ces exemples nous comprenons très bien l’importance du pole culturel dans la formation, et de l’obligation pour nos élèves de PMH de le connaître pour en faire un atout et une richesse touristique.

Si dans l’ancien temps, chaque ile possédait son propre artisanat (sauf pour les herminettes très réputé sur EIAO), elles se sont spécifiées au fil des années dans un domaine. Ainsi, les sculptures sur os et le monoï sont très réputés sur TAUATA, les Tapas sur FATU HIVA, les sculptures sur bois sur UA HUKA avec les seuls TIKI éléphants de toute la Polynésie, et les graines sur UA POU.Cet exemple nous montre bien l’importance pour nos élèves, de non seulement connaître leur Ile, mais également de connaître les Marquises pour pouvoir échanger et conseiller les touristes en rotation sur l’Archipel.

Nous pourrions profiter des périodes de stages délocalisés et les rendre plus efficientes, en organisant des visites culturelles, mais aussi des visites de structures d’hébergements. Ainsi les élèves pourraient non seulement enrichir leur culture, mais également prendre connaissance du tissu d’entreprises dans leur Archipel.

Suivant l’étude de Marie-Pierre CERVEAU et de sa parution «Les Iles Marquises Insularité et développement» édité par le Centre de Recherche de l’Université de Montaigne, les Iles Marquises disposent de deux grands Hôtels sur NUKU HIVA et HIVA OA, et de 32 pensions de familles, qui vont d’une chambre intégrée dans la maison, aux bungalow familial aptes à accueillir six personnes. Elles sont en mesure d’héberger 242 touristes dans 110 Chambres. Leur répartition est déséquilibrée, les Iles du nord regroupent 59,3%/des pensions de familles avec une capacité d’hébergement de 60% sur la totalité des Marquises. L’ile de Ua Pou, dispose à elle seule de 17% de la capacité d’accueil totale. Bien que cette étude réalisée en 2001, ait été quelque peu modifiée par une baisse touristique importante qui a contraint plusieurs établissement à fermer, nous restons néanmoins dans les même pourcentage dans la répartition d’accueil avec :

Du fait des visites organisées pendant leurs PFMP délocalisées, les élèves au terme de leur formation, connaitraient les opportunités d’embauches sur le bassin d’emploi des Marquises.

Les besoins immédiats, le tourisme, une opportunité de formation

Le Tourisme sur Ua Pou, qu’il soit d’origine terrestre, croisiériste ou maritime ne pèse pas vraiment sur l’économie locale. En 2013, la CODIM, consciente de cette économie non exploitée, a mandaté une société de communication pour augmenter leur présence sur l’archipel des Marquises. Trois ans après les visiteurs toutes catégories confondues seraient de 14000. D’ailleurs, en croisant les données du graphique de l’ISPF sur la répartition des chambres vendues par Archipel (données 2016) et le nombre de touristes « internationaux » présents cette même année, nous arrivons à 21600 sur les Archipels des Australes / Marquises, ce qui corrobore les données de la CODIM. Cependant, la répartition intra-archipel ne montre aucune équité entre les Iles, en effet, l’accessibilité de la desserte aérienne, et les aménagements maritimes ont joué un rôle prépondérant. Par ailleurs, certaines Iles présentent une offre « activité attractive », et d’autres se limitent à quelques excursions.

Ainsi les deux iles les plus touristiques restent NUKU HIVA et HIVA OA.

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Si nous regardons les données de 2014 sur la fréquence touristique, nous constatons que seulement 22% des touristes réalisent un circuit. Les destinations uniques se font essentiellement sur les Iles du vent et sous le vent avec une prédominance importante sur Bora Bora.

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Avec un Coefficient Moyen de Remplissage médian à 28% sur les Marquises (cf ispf), la capacité d’accueil des pensions de famille est loin d’être saturée. Elle représente 22 000 nuitées vendues en 2014 alors que sa capacité maximale est autour de 90 000. Les hébergements actuels peuvent donc supporter facilement une pression au moins deux fois supérieure. Mais pour qui ?

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Augmenter l’offre en misant sur une augmentation du flux des touristes locaux semble assez difficile au regard du cout des transports.

Les élus par le biais de la CODIM portent donc leur dévolu sur les touristes « internationaux ».

En effet la marge de progression peut être importante dans ce domaine. En 2014 sur les 180602 arrivants, seul 4,1% sont venus aux Marquises avec des touristes Asiatiques et Américains qui dépensent le plus pendant leur séjour.

Cependant, conscient ce jour, de l’impossibilité pour certaines pensions de prendre une réservation, d’offrir un service de proposer une visite guidée en langue étrangère (avec ou non des critères « haut de gamme ») de créer ou gérer un site web, la formation PMH dispensée sur les deux établissements des Marquises devient un levier économique extrêmement attractif.capture-decran-2016-11-28-a-11-23-03

Elle offrira à court terme, des personnels formés pour l’hôtellerie, avec une connaissance de la culture locale et possédant des bases en langues étrangères.

 

Mais du coté de l’institution, pour arriver à atteindre ce niveau de performance, il nous faut modifier les comportements et faire prendre conscience à nos élèves de l’importance d’une attitude professionnelle, mais aussi de les préparer aux attentes d’une telle clientèle. La seule destination qui propose des hôtels de renoms, avec un service haut de gamme, est BORA BORA. Dans cette prospection, Il est serait pertinent de pouvoir délocaliser le dernier stage sur cette Ile. Nos élèves disposeraient d’une expérience professionnelle unique, qu’ils pourraient mettre à profil à leur retour. Ils augmenteraient également leur chance de trouver un emploi à l’issu de leur formation.

La commune de Ua Pou serait prête à nous aider dans une telle demarche. Nul doute, que ce projet porté à la CODIM pourrait disposer de moyens supplémentaires, et pourrait faire profiter également les élèves de NUKU HIVA de cette opportunité de formatiion. Bien entendu, le départ sur Bora Bora ne se ferait qu’avec l’accord des parents, les élèves seraient hébergés à l’internat de Bora Bora (en construction 48 places – toujours par le biais des chaises musicales) et le suivi se ferait par un collègue sur place. Cet ébauche de projet est encore à l etudes, il faut avant tout s assurer de l’hadesion complete des familles, de la faisabilité et des modalités de mise en place.

Conclusion

Si un aucun calendrier ne peut être établi au vu de la circulaire 2016-055, nous pouvons néanmoins proposer le découpage suivant

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LE DNB

 

Dans sa nouvelle formule le DNB série professionnelle sera passé comme tous les élèves en fin de troisième.  Cette nouvelle mouture étant transversale à plusieurs disciplines, l’ensemble des enseignants procède à la validation de celui-ci.  

Deux épreuves DNB blancs sont organisées dans la dernière année de formation.

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